Course à la qualification olympique : on rentre dans le dur

07 Février 2012

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Les armes féminines et l'épée hommes sont à pied d'œuvre en ce deuxième week-end de février à Orléans, Doha et Tauberbischofsheim.


Les interviews des trois entraîneurs nationaux, à lire sur votre site préféré (voir liens ci-dessous), présentent de nombreuses similitudes. Le spectre de la sélection est omniprésent, les notions de travail et d'abnégation reviennent continuellement, l'espoir de voir une grande Équipe de France rejoindre Londres cet été est « The » objectif.
Au maximum, nous le savons désormais, il y aura 20 escrimeurs français aux JO 2012.
4 pour chacune des 4 armes présentes dans l'épreuve par équipes (SH, FD, FH et ED) et 2 dans les 2 armes présentes seulement à l'individuel (SD et EH).
À ce jour et c'est tant mieux, aucun entraîneur, aucun escrimeur, aucun membre de l'encadrement n'envisage un scénario autre que celui décrit ci-dessus. Il n'y a finalement que les éternels défaitistes, dont notre pays est peuplé puisque la France caracole en tête des nations les plus pessimistes, pour penser voire souhaiter (pour ceux qui ajoutent la malveillance à leur pessimisme) le contraire.
Dans les rangs des équipes de France en compétition ce week-end, le positivisme est donc de rigueur ! Les fleurettistes se rendent à Tauberbischofsheim, charmante bourgade de quelque 14.000 âmes dans la région du Bade-Wurtemberg.
Tauberbischofsheim, « Tauber » pour les initiés, est connu dans le monde entier grâce à son « Fecht-Club TBB », un des plus prestigieux d'Allemagne, dont l'histoire se mêle avec le destin peu commun d'un garçon coiffeur, devenu roi des pointes après en avoir taillé toute sa vie !
Dans cet écrin de campagne allemande, les 12 filles sélectionnées par Franck Boidin vont devoir mettre en application les consignes de leur coach : rigueur, combat, confiance et jeu.
Mêmes consignes de la part de Stéphane Riboud pour les épéistes dames et de Cyril Tahon pour les sabreuses.
Pour les deux armes à la chasse d'une sélection par équipes (FD et ED), on note la présence de trois juniors : Pauline Ranvier et Clarisse Luminet au fleuret, Lauren Rembi à l'épée. Lauren qui sera même alignée aux côtés de Laura Flessel, Maureen Nisima et Sarah Daninthe pour l'épreuve par équipes disputée lundi 13 février.
Lauren, Pauline et Clarisse symbolisent à elles trois l'optimisme assumé des entraîneurs nationaux qui souhaitent se tourner résolument vers l'avenir.
L'avenir des sabreuses et des épéistes hommes, en lice à Orléans et Doha, est à l'image de leur objectif : individuel.
À Legnano, Yannick Borel a réalisé la meilleure opération française. Sa 3e place sur le podium aux côtés d'Ulrich Robeiri 2e, lui permet d'intégrer le « Top 12 » mondial sélectif (10e). Gauthier Grumier est actuellement (6e). Ce sont pour l'heure les deux Français sélectionnés.
Au sabre dames, Léonore Perrus et Marion Stoltz sont les mieux placées (20e et 23e) dans un classement olympique qui ne compte, pour l'heure, aucune Française sélectionnée.
Le Grand Prix d'Orléans avait bien réussi à Cécilia Berder l'an passé (2e). Sourira-t-il de nouveau à une Française cette année ? Et si « Léo » la gagnait cette compétition, histoire de faire définitivement taire les pessimistes...
DG
Photo ouverture - Icon Sport
Yannick Borel a son destin olympique en mains. Un 2e bon résultat à Doha lui permettrait presque de poser un premier pied sur le sol britannique...

Lire aussi

L'interview de Cyril Tahon

L'interview de Franck Boidin

L'interview de Stéphane Riboud

▪ L'interview de Jean-Philippe Daurelle

▪ L'interview de Stéphane Marcelin

L'interview de Léonore Perrus



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