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Compétitions > Arbitrage

Séminaire des arbitres internationaux de sabre à Paris

12/12/2013 Imprimer

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Les 7 et 8 décembre derniers, s’est tenu en France un séminaire arbitrage de la FIE. Le Président Claus Janka et les membres de la Commission d’arbitrage de la FIE étaient présents, ainsi que les arbitres internationaux de sabre.

Rencontre avec Claus Janka et Ildgar Mamedov membre de la commission, qui nous présente ce séminaire.

Quel était l’objectif de ce séminaire ?

Claus Janka : « L’objectif de ce séminaire est d’harmoniser le niveau de nos arbitres internationaux. Il réunit près de 26 nations différentes ; nous souhaitons nous appuyer sur l’échange des expériences. »

Ildgar Mamedov : « Il faut que nos arbitres puissent avoir une ligne commune ; le sabre est une arme spécifique, rapide et explosive qui nécessite une extrême concentration et réclame une prise de décision immédiate. »

Comment s’est-il déroulé et quels étaient les temps forts ?

CJ : « Ce séminaire a été construit autour de plusieurs axes : théorique, pratique et témoignage. La théorie est une partie facile car les règles sont à appliquer ; le plus délicat reste de partager ces règles et d’avoir une application commune. Il faut comprendre pourquoi la règle existe pour identifier, suivant des critères précis, son application. »

IM : « les différents niveaux nécessitent de l’écoute, de l’échange et une compréhension commune de la règle. Nous travaillons principalement pour donner du sens à la règle visant à une décision la plus juste possible. »

Pourquoi avoir souhaité l’organisé à Paris ?

CJ : « Paris est une ville cosmopolite et attractive pour tous les pays… surtout juste avant les fêtes de Noël (Rires) ; c’est assez facile de venir ici et l’accueil y est toujours remarquable. »

IM : « La France a toujours été une terre de tradition et nous souhaitons renouer avec elle. Paris a une place particulière pour moi : il y a 29 ans je participais ici même à mon premier tournoi senior.  J’éprouve toujours une grande émotion, l’atmosphère y est convivial et l’hospitalité française très touchante. »

Comment la notion de transmission et d’échange trouve-t-elle sa place dans ce séminaire, en quoi est-ce important ?

 CJ : « J’ai le sentiment que tous les arbitres ont retenu l’important : l’échange et la solidarité. Même si les discussions sont passionnées, le consensus l’emporte  toujours ! Les objectifs ont été atteints et les conditions exceptionnelles proposées par la FFE ont contribué à cette réussite. »

IM : «  Les arbitres ont été heureux de se retrouver avant le début de la saison internationale. Ils ont pu évoquer les difficultés rencontrées dans le cadre de leur mission et établir une ligne de conduite à tenir et cela malgré le barrage de la langue ; toutes et tous ont fait l’effort d’écouter et se sont exprimer. » (Rappelons que si le français reste la langue de tradition de l’escrime internationale, l’anglais reste la langue de travail)

Pourquoi ce séminaire était-il consacré uniquement au sabre ?

CJ : « La commission a souhaité mettre en place une réelle stratégie de formation continue adaptée à ses besoins : une arme, un continent ! Après le séminaire de Manilles (Philippines) à l’épée et celui de Kiev (Ukraine) au fleuret, il convenait de proposer un séminaire de sabre. Ces initiatives seront reconduites en 2014. Nous avons bien noté également la volonté de la FFE d’accueillir un prochain séminaire et nous allons y travailler ensemble. »

IM : «  Nous avons constaté qu’il devenait nécessaire, pour une meilleure qualité d’écoute, de limiter chaque séminaire à une arme et à un nombre de participants (26 arbitres) ; Nous sommes également attentif à l’initiative de la France d’avoir pu inviter, avec l’accord de la FIE, certains (et certaines) de ses arbitres ; cela montre l’engouement de ce genre de regroupement ! » 

Merci à Claus Janka et Ildgar Mamedov pour les précisions qu’ils ont apportées sur ce séminaire.

 


 

 

Nous avons également profité de l’occasion pour interroger quelques-uns des arbitres francophones ayant participé à cette rencontre : Aurélie Nobre-Jeanny, Damien Stolts, Anne-Laure Berthier, Pape Touré (Sénégal) et Pascal Cantin(Canada).

Quel a été l’intérêt pour vous à participer à ce séminaire ?

« Ce séminaire aura permis d’échanger sur des points de vue argumentés par l’étude de séquences vidéographiques. Il est essentiel de s’entendre sur le sens du jugement, sur son uniformisation » parlent d’une même voix l’ensemble des arbitres francophones ils ajoutent : « il ne faut pas s’arcbouter sur ses acquis et s’ouvrir à d’autres points de vue ! »

Selon Pape Touré : « ces temps de travail permettent de rencontrer et d’échanger avec d’autres arbitres étrangers

Pour Pascal Cantin, arbitre canadien « l’objectif reste de parfaire son niveau, d’actualiser ses connaissances et de sortir un peu de sa zone de confort ! »

Qu’en attendiez-vous ?

« Nous sommes tous d’accord pour dire que nous souhaitons obtenir des décisions claires et unanimes sur des situations litigieuses et difficiles à évaluer, à juger » confit Damien Stoltz, un des 4 arbitres français présent. « Il est essentiel que nous ayons une direction et une seule sur une même action à juger …et ce malgré des sensibilités différentes, il est important que la Commission nous précise sa vision

Quels points ont été abordés et vous intéressaient particulièrement ?

« Nous avons pu aborder des points essentiels sur le comportement attendu et sur l’éthique de l’arbitre » nous précise Pape Touré. « L’attitude exemplaire à tenir, compte-tenu de de la mission, du rôle et de l’impact majeur qui sont inhérents à l’arbitre ont été également des rappels nécessaires. D’autant que l’enjeu médiatique est important dans la pratique de haut niveau » concèdent Anne-Laure Berthier et Aurélie Nobre-Jeanny, arbitres féminins français. 

« Nous avons pu étudier le règlement et obtenir des explications sur les règles. L’essentiel à retenir est que l’évolution de la règle est incontournable de l’évolution du jeu » ajoute Pascal Cantin (Canada).

Quels sujets auriez-vous souhaitez être davantage développés ?

«  Il y a eu de bons débats mais quelques décisions communes restent à clarifier » explique Damien Stoltz, avant d’ajouter « la sensibilité reste le facteur essentiel dans la décision finale » et de conclure « les échanges ont été animés et fructueux ; il reste à approfondir certains cas encore sans doute indécis. »

Avez-vous pu partager et échanger avec d’autres arbitres qui sont confrontés aux mêmes problématiques que vous ?

«  Nous avons eu plaisir à côtoyer d’autres arbitres étrangers ; Malgré la barrière de la langue, nous avons pu échanger spécifiquement sur chacune des actions présentées ; il y a eu une véritable liberté de ton… » confiaient-ils tous ensemble.

« Même si des expressions spécifiques françaises sont encore utilisées, l’anglais reste primordial et impératif pour s’’exprimer et se faire comprendre.» ont-ils précisé.

Que retirez-vous de ce séminaire et comment allez-vous adapter les éléments qui ont été abordés dans votre fonction à l’avenir ?

«  L’important est de rester au contact d’une pratique internationale pour ré-investir le travail technique abordé en vidéo….Il faut s’entraîner à  habituer son œil à l’identification de mouvements techniques pour améliorer son jugement. » expliquent-ils.

« Nous devons également avoir une démarche de transmission auprès de nos collègues, de nos athlètes et de nos entraîneurs afin de préparer au mieux les échéances compétitives à venir… Il est important que nous suivions cette harmonisation afin d’éviter une discordance entre le niveau national et le niveau international.

Et pour finir, nous tenions à remercier le personnel de la fédération et leur aide pour l’organisation de ce séminaire ! » conclue D Stoltz.

 

Retrouvez l’article de la FIE sur ce sujet


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