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La FFE dans la sphère internationale

06/02/2014 Imprimer

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Une actualité internationale riche a ponctué la fin de l’année 2013. La Présidente Isabelle Lamour, nous apporte des éléments de réponse à sa stratégie en ce domaine.


- Ces derniers mois ont été marqués par de nombreux sujets internationaux. Pouvez-vous nous rappelez quels sont les objectifs de la fédération sur ce plan ?

I.L. : « La France est un des pays fondateurs de l’escrime moderne et doit rester une nation forte. Nous avons un passé important en termes de haut-niveau (premier sport olympique en France avec  115 médailles) et de nombre de  pratiquants (près de 60 000 en 2013 ce qui fait de la France l’une des premières nations mondiales). Nous devons donc continuer à affirmer notre position sur le plan international. »

 

- Que pourriez-vous nous dire sur la tenue récente du centenaire et du congrès de la FIE et en quoi ce type d’organisation est bénéfique pour l’escrime française et pour les relations extérieures de notre fédération ?

I.L. : « Nous venons de vivre à Paris le Congrès 2013 de la FIE et la célébration du Centenaire, deux évènements majeurs de la vie internationale qui préside aux destinées de notre sport. Il nous appartenait d’être à la hauteur de ces manifestations qui accueillirent sur notre sol 148 nations.

Je réitère auprès de la FIE mes remerciements pour avoir organisé les festivités en France. Je tiens également à saluer de nouveau, le travail des bénévoles français qui ont rendu possible le déroulement de ces événements et nous ont permis d’apporter un soutien logistique performant à la FIE.

Il est important pour nous de pouvoir cultiver nos relations internationales et nous allons poursuivre en ce sens. L’escrime française a une obligation de prolonger et de faire vivre son histoire sur le sol national. »

 

- Quelle est la place  des représentants français dans les instances internationales ?

I.L. : « Rappelons qu’en décembre 2013 Frédéric Pietruszka a été élu au Comité Exécutif de la FIE puis nommé Secrétaire Général par le Président Alisher Usmanov.

Actuellement, 5 personnes représentent la FFE au sein des commissions de la FIE :

-              Maureen NISIMA                   Commission des athlètes (cooptée)

-              Catherine DEFOLIGNY           Commission médicale (élue)

-              Patrick VAJDA                         Comité disciplinaire (coopté)

-              Franck BOIDIN                        Conseil des entraineurs (coopté)

-              Benoît PINCEMAILLE             Conseil des vétérans (coopté)

Par ailleurs plusieurs  Français viennent d'être désignés au sein  des commissions de la CCE :

Boris Sanson, Bruno Gaby et Robert Citerne ont été reconduits, Laurianne Thiébaut, Thérèse Salvador, Daniel Levavasseur nouvellement nommés.

Et sans oublier Alain Garnier, élu Secrétaire Général de la Confédération Méditerranéenne.

Notre présence dans les instances internationales reste trop faible, nous devons être inventifs pour amplifier les liens que nous avons  avec les différentes instances et notre rôle dans les décisions internationales. »

 

- La FIE a organisé en décembre dernier dans notre capitale un séminaire destiné aux arbitres de sabre, quel a été le rôle de la FFE, pensez-vous qu’il y aura d’autres réunions de la FIE organisées sur le territoire français dans les prochaines années ?

I.L. : « Nous avons en effet apporté là encore un soutien logistique dans l’organisation de ce séminaire qui réunissait 20 des meilleurs arbitres internationaux au sabre. Nous avons une approche assez pragmatique sur l’accompagnement de ce type d’événement qui semble-t-il répond aux attentes de  la FIE. A noter qu’en plus de Bruno Gaby initialement invité, 3 autres arbitres français ont pu participer à ces journées de formation.Je souhaite sincèrement voir à l’avenir d’autres réunions internationales d’escrime prendre place en France afin de prolonger  notre coopération avec la FIE. »

 

- Le calendrier de la saison prochaine va être modifié et certaines compétitions traditionnellement organisées en France ont été attribuées à d’autres nations. Quelle place sera accordée aux compétitions sur le sol français ?

I.L. : « Avant tout, il faut préciser que ce nouveau calendrier prévoit un début de la saison pour les seniors en octobre avec 18 compétitions (3 par arme)  lors du dernier trimestre ce qui n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes tant sur le plan de la préparation de la saison sportive que sur un plan budgétaire (du moins pour cette première année).

Notre démarche est avant tout de pouvoir conserver un maximum de compétitions en France, dans toutes les catégories.

Ces modifications sont effectivement prévues pour  la saison prochaine, avec la tenue de trois ou quatre Coupes du monde seniors sur notre territoire. La France ne sera plus organisatrice des Grands Prix de St Maur à l’épée dames et nous sommes encore en attente de l’attribution du Challenge Jeanty au fleuret dames. Nous perdons également avec regrets  Dourdan au sabre hommes junior.

 Mais il faut noter que cela n’empêche pas la France  d’accueillir d’autres compétitions majeures à l’image des Championnats d’Europe qui se tiendront à Strasbourg en juin prochain.

 D’autre part, nous avons des clubs et des Ligues qui souhaitent se positionner très prochainement sur l’organisation de championnats continentaux et mondiaux. La Fédération soutiendra bien évidemment leur démarche. »

 

- Quels sont les fédérations nationales avec lesquelles la FFE devrait densifier ses relations ?

I.L. : « La Confédération méditerranéenne depuis quelques années accroît ses rapports avec notre fédération. Ainsi viennent de se dérouler  les championnats de la Méditerranée  d’escrime en Italie, où nos 6 athlètes minimes tricolores ont brillé. C’est la première fois que la compétition était ouverte à cette catégorie, ce qui  les initie à leur parcours d’athlète !

Les fédérations nationales du continent africain souhaitent également favoriser les échanges avec la FFE et l’Union des pays francophones a été réactivité depuis peu, laissant présager de nouvelles perspectives avec les fédérations concernées.

Nous nous rapprochons aussi de nos amis européens mais également asiatiques dans le cadre de la formation des maîtres mais aussi de l’organisation de stages de nos équipes nationales.

Je souhaite que ces échanges soient nombreux car nous devons nous ouvrir aux autres nations, partager nos expériences  si nous voulons progresser. »

 

- Et d’un point de vue du sport en général, y-at-il une politique globale en France et une coopération entre les autres fédérations françaises sur le sujet des relations internationales ?

I.L. : « Il existe un programme « parcours ambitions internationales » dans le cadre du Comité Français du Sport International (CFSI) auquel je participe et qui permet de mieux appréhender les rouages des instances.

L’objectif est d’avoir une action globale, une mutualisation des compétences et des réseaux, pour une meilleure coordination du sport français sur le plan international et ainsi réaffirmer l’influence de la France.

Une conférence de presse consécutive à la réunion du Comité Français du Sport International s’est d’ailleurs tenue fin janvier avec pour thème : Méthode et calendrier de l’étude d’opportunité relative à une éventuelle candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques ».

 

- Au sein des instances internationales proposant des événements qui regroupent plusieurs disciplines,  l’escrime est de plus en plus présente, en quoi est-ce important pour notre sport d’y être associé ?

I.L. : « Les compétitions internationales proposées sont de plus en plus nombreuses, l’offre est très large désormais avec les tournois satellites, les compétitions U23 ainsi que les nouvelles compétitions multisports comme les Combat Games.

C’est intéressant pour l’escrime d’élargir sa présence et de s’intégrer dans des événements regroupant plusieurs disciplines sportives Il faut cependant faire attention à bien conserver une ligne directrice et à trouver un équilibre parmi la multitude de compétitions. Des contraintes économiques s’imposent à nous également et nous obligent à faire des choix et à ne pas nous tromper de cible. Les circuits internationaux et les championnats européens et mondiaux restent évidemment la priorité. J’aimerais d’ailleurs à ce sujet souhaiter une belle saison à tous nos athlètes qui entament, ou pour les plus jeunes, ont entamé cette saison sportive avec beaucoup d'enthousiasme et d'envie de gagner. Les premières belles victoires glanées en Coupes du monde dans toutes les catégories d'âge sont très encourageantes et laissent augurer de belles performances.

C'est sans complexe et forts de leurs talents que nos escrimeurs doivent pouvoir tirer leur épingle du jeu, à commencer par les cadets et juniors qui s'envoleront dans quelques jours pour les championnats d'Europe à Jérusalem. »

 

Isabelle Lamour

Présidente FFE

 

 

 

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