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Philippe Boisse : « Repartir sur un nouveau cycle »

08/04/2013 Imprimer


Chronique_de_Porec2
Champion olympique et du monde à l'épée, individuellement et par équipe, le docteur Philippe Boisse, acteur majeur de la nouvelle équipe fédérale, a désormais en charge le haut niveau, en tant que vice-président. Alors que les championnats du monde juniors débutent mardi à Porec, et avant les championnats d'Europe et du monde seniors, il fait l'état des lieux.

 

Quel est la situation actuelle en ce début avril ?

Philippe Boisse : « Nous sommes dans l'attente de la nomination du nouveau DTN. C'est la résultante de la volonté de l'ancienne équipe de repousser l'Assemblée générale élective jusqu'au 16 mars. Tout le monde travaille, c'est vrai. Mais les athlètes, les entraîneurs sont assis entre deux chaises. Je dirais que nous avons mal entamé la première année de la préparation olympique. Avec Isabelle Lamour, nous irons le 17 avril à l'INSEP pour rassurer tout le monde et dire combien nous les soutenons. »

 

L'analyse du zéro médaille de Londres a-t-elle été faite ?

PB : « Curieusement, elle a été faite par l'ancien président et l'ancien DTN, mais pas ensemble. Ce qui montre bien qu'il n'y avait plus de liens entre les élus, les entraîneurs et les athlètes. Or on est une famille et on doit travailler tous ensemble. Il faut oublier Londres et repartir sur un nouveau cycle. Je ne suis pas inquiet sur la qualité des tireurs et celle des entraîneurs. Nous allons mettre en place les structures pour qu'ils s'entraînent au mieux. Nous allons ouvrir les fenêtres. Ce n’est pas parce que les tireurs ne sont pas à l'INSEP qu’ils ne peuvent pas être en équipe de France. Et nous nous appuierons sur des commissions d'armes mieux structurées. »

 

Les championnats du monde juniors débutent. D'abord, pourquoi ne participe-t-on pas aux championnats cadets ? Ensuite on voit apparaître Michel Salesse comme directeur des équipes. Prémonitoire ?

PB : « Nous ne participons pas aux cadets, car ce n'était prévu ni dans le budget, ni dans la convention d'objectifs par l'ancienne équipe. L'an prochain, nous irons. En faisant attention au calendrier, car les championnats d'Europe, comme les championnats du monde se déroulent pendant la période scolaire. Or on ne peut pas demander à un jeune de s'absenter deux fois huit jours. On va en discuter, mais peut-être enverrons-nous une équipe pour les Europe et une autre pour les Monde. En ce qui concerne Michel Salesse, sa nomination dépend du futur DTN. Mais il fallait quelqu'un à Porec. Et je suis sûr que Michel sera très efficace, en étant basé à l'INSEP, pour participer au travail des entraîneurs, notamment dans l'augmentation du volume d'entraînement. De même, je pense que, pour apporter de la cohérence, il faut une interconnexion dans la même arme entre hommes et femmes. Ainsi, je verrais bien des coordinateurs/entraîneurs par arme. Là encore, ce sera le choix du DTN. »

 

 

Comment jugez-vous la situation chez les seniors, arme par arme ?  

PB : « Au fleuret féminin, Boidin a réussi un bel assemblage entre les plus expérimentées (Maitrejean, Guyart, Gebet) et les jeunes (Blaze, Thibus). Et cela marche, on l'a vu dans les résultats individuels et collectifs. C'est peut-être l'arme qui marche le mieux.

Au fleuret masculin, le leader Le Pechoux a fait une mauvaise saison. Il y a eu des problèmes de cohabitation, notamment à Londres. Disons qu'il faut remettre de l'ordre et ouvrir l'INSEP à l'extérieur.

A l'épée masculine, on a eu une équipe flamboyante pendant sept ans. L'absence du programme des Jeux a un peu démobilisé. Mais enfin avec Grumier, Robeiri, Borel on a de la qualité et des jeunes arrivent, car il y a une bonne formation dans les clubs.

A l'épée féminine, évidemment, la retraite de Flessel, même si elle s'entraînait dans sa structure, va coûter cher. Il faut toujours un exemple sur la piste. En plus, Nisima a fait un break, même si on dit qu'elle pourrait revenir pour les championnats du monde. Il y a de bonnes jeunes filles mais elles doivent acquérir de la régularité.

Au sabre masculin, on a vécu une période magnifique avec les Touya, Lopez, Pillet, Anstett, Sanson. C'est plus dur aujourd'hui, même s'il reste encore Pillet, Anstett et Apithy. Beaucoup de maîtres d'armes font du beau sabre dans les clubs. Et puis c'est la première arme à avoir initié un circuit national benjamin. Il faut commencer tôt à faire des assauts et pas seulement de la technique.

Au sabre féminin, Vergne, Perrus, Mary ont arrêté et Stoltz en a pour six mois au moins après sa rupture des ligaments. Mais l'équipe junior est championne du monde, deux d'entre elles sont déjà intégrées chez les seniors. Il faut laisser mûrir et surtout ne pas gâcher les pépites ! »

 

 

Retrouvez dès mardi 10 avril les résultats des championnats du monde Juniors de Porec en direct

 

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