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Présentation de la nouvelle organisation de la Direction Technique Nationale

30/09/2013 Imprimer

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En cette rentrée, début de la nouvelle saison 2013-2014, la Direction Technique Nationale s’est mise en ordre de bataille afin d’entamer un travail collectif et relever les prochains défis de la Fédération. Fruit de ce nouvel élan, un remodelage de cette direction a vu le jour. Le Directeur Technique National, Christian Peeters, nous explique les raisons et les objectifs de la formation de cette nouvelle équipe.

 

Quels changements ont eu lieu au sein de la Direction Technique Nationale et comment se présente le nouvel organigramme ?

C.P : « J’ai eu le souhait de constituer une équipe qui tiendrait compte de toutes les préoccupations de la Fédération mais aussi de sa base.

Ce sont donc à la fois des techniciens et des experts pouvant faire l’interface entre les ligues, les comités départementaux, les clubs et la Fédération, qui ont été choisis.

La volonté partagée entre la Présidente et moi-même est en effet, de prendre en considération les attentes des clubs et de toutes les autres instances déconcentrées, ainsi que celles des acteurs de terrain, afin de les transcrire dans les décisions de la Fédération. Les priorités de la DTN ont donc pour but de refléter au plus près celles des ligues et des clubs. L’équipe a ainsi été constituée autour de deux grands pôles qui constituent nos deux priorités :

- l’un regroupant la formation et le développement, dont le but sera de faciliter l’accès du plus grand nombre aux formations fédérales et professionnelles, notamment chez les jeunes. Un panel de formations sera donc proposé et permettra à chacun de trouver une place en fonction de ses possibilités, de ses souhaits, de ses disponibilités et de son choix de vie active.

L’objectif ainsi poursuivi est de bénéficier davantage d’encadrements dans les clubs et de pouvoir susciter des vocations (en particulier auprès des jeunes). Cela est essentiel car  nous souffrons d'un déficit cruel en ce domaine ; et ce qui permettra par la suite, je l’espère, de faire progresser le nombre de licenciés et de clubs.

- l’autre rassemblant la vie sportive et le haut-niveau, ce qui signifie qu’il y a un lien inextricable entre la pratique sportive dans les clubs et celle, au sein du haut-niveau. Nous ne pouvons imaginer le haut-niveau sans les clubs et nous souhaitons qu’il existe une forte relation entre ces deux volets de la pratique de l’escrime. L’accession à la performance s’apprend avec les clubs, il est donc impossible de se couper de cette relation avec eux. Cette conception qui n’est pas toujours simple à orchestrer, s’inscrit au cœur du projet que nous avons à la Direction Technique Nationale. »

 

Quels ont été vos critères pour choisir les personnes qui sont en place aujourd’hui à la Direction Technique Nationale et combien de personnes cela représente-t-il désormais ?

C.P : « Je voulais des techniciens ayant une expérience des rouages de l’administration centrale ou locale et qui auraient une bonne connaissance des ligues et de leur fonctionnement. En plus de cela, j’ai cherché des personnes proposant une vision pertinente aussi bien sur le haut-niveau que le développement et la formation. C’est pour cela qu’un certain nombre d’entre eux viennent du haut-niveau, ou des ligues et certains possèdent une expérience puisée dans des services externes (Direction régionale, départementale, ou même dans d’autres fédérations), ce qui offre un spectre assez large de réflexions et d’actions possibles.

Pour ce qui est des effectifs, pour la saison 2012-2013, la DTN comptait dans ses rangs 28 cadres techniques dont six sur les pôles France Jeunes en province. Aujourd’hui 27 cadres constituent la DTN, nous restons donc dans la même fourchette avec même une légère baisse du nombre de cadres. »

 

Quels sont donc les nouveaux postes et les nouveaux arrivants ?

C.P : « Tout d’abord, Laurence Vallet Modaine. Elle a rejoint la Direction en tant que Directrice Nationale Adjointe, elle gère désormais tous les dossiers ayant trait à la DTN en concertation avec moi. Laurence est une ancienne escrimeuse de haut-niveau qui avait des responsabilités à la Fédération de Tir à l’Arc au sein du département formation. Elle avait toutes les qualités pour venir nous rejoindre et apporter son expertise à la Direction Technique de la FFE : connaissance du haut-niveau, compétences dans la formation et bonne compréhension des problématiques des instances sportives, puisqu’elle fait partie de la famille « Jeunesse et Sports ».

Eric Srecki a également souhaité revenir à la DTN de la FFE en tant que Chargé de Mission pour un an, alors qu’il exerçait une fonction importante au sein de l’administration centrale du Ministère des Sports depuis mars dernier. Il a informé le Directeur des Sports de son souhait de revenir et celui-ci a accepté son retour dans notre Fédération en plus du nombre total de cadres techniques. Sa venue n’a donc aucune incidence sur le quota de nos cadres délivré par le Ministère à la FFE.

Il est maintenant en charge des dossiers portant sur de la Convention d’Objectifs et le PES (Parcours d’Excellence Sportive). Sa connaissance des rouages de l’administration centrale du Ministère nous sera, assurément, très utile.

Pour le poste de Chargé de la vie des ligues et de la politique de zone que j’ai confié à Didier Leménagé, l’idée était d’avoir un acteur qui puisse être l’interface entre les ligues et la Fédération et qui soit capable de travailler directement avec elles sur leurs conventions d’objectifs.

Sur ce poste la notion de proximité est très importante, il fallait un « homme de terrain » itinérant qui sache puiser au sein des deux équipes (formation-détection et vie sportive-haut-niveau) les compétences de chacun. Il sera également en relation constante avec les élus locaux et les responsables des Régions et des Conseils Généraux.

Enfin, Stéphane Marcelin sera lui en charge des grands événements et des stages des équipes nationales. La mission de communication et de marketing a été redéfinie au sein de l’administration fédérale. Il continuera à avoir des liens avec les partenaires et travaillera en étroite collaboration avec les élus en termes de prospection. Il sera principalement chargé de la mise en place, du suivi, de l’organisation et de la gestion des grands événements internationaux sur le territoire français, ainsi que la mise en place des stages de préparation et d’entraînement des Equipes de France jeunes et séniors. »

 

Et qu’en est-il de l’Insep et des entraîneurs des Equipes de France ?

C.P : « L’objectif pour le haut-niveau est d’obtenir des titres. Les championnats d’Europe et du monde constitueront des étapes importantes qui permettront, je l’espère, à notre escrime de retrouver sa place dans l’élite mondiale. Aux JO de Rio, en 2016, nous devrons être en mesure de monter sur le podium et d’aller chercher l’or.

A l’Insep, un changement important a eu lieu au sabre après les championnats du Monde de Budapest. Il serait malhonnête de ma part de dire que les résultats de Hongrie, très en dessous des attentes, n’ont pas eu d’incidence sur ma décision mais ils ne représentent qu’un élément déclencheur. J’avais la conviction que les choses ne pourraient pas évoluer et que nous étions dans une impasse. Il en a résulté le remplacement des deux entraîneurs nationaux, Pierre Guichot et Cyril Tahon par Jean-Philippe Daurelle et Frédéric Baylac.

Si quelques athlètes s’imaginent, aujourd’hui, « qu’ils ont eu la tête des entraîneurs, ils se trompent lourdement. Je dirais même que ce changement de situation les met en première ligne et les expose directement. Le comportement de certains escrimeurs aux championnats du monde est inacceptable. Il va de soi que cela ne se reproduira pas et aura des conséquences sur leur avenir au sein de l’Equipe de France.

Pour ce qui est du fonctionnement basé sur la mixité et instauré en amont, il est le cœur même du projet fédéral. Il restera donc bien en place à toutes les armes. Ainsi Franck Boidin demeurera le responsable du fleuret, assisté d’Emeric Clos et de deux entraîneurs adjoints, Jean-Yves Robin et Herbert Veron. Le système, bien qu’un peu différent à l’épée et au sabre, restera lui aussi accès sur la mixité.

A l’épée, nous avons conforté la situation de Benoît Janvier et maintenu les interventions de Stéphane Leroy. Thomas Dangeon, CTR de la ligue de Picardie, viendra, deux jours par semaine, compléter le travail du staff national.

Au sabre, Cyril Verbrackel a lui aussi été conforté en tant qu’entraîneur adjoint. Un pôle d’entraîneurs de clubs sera prochainement constitué pour compléter le travail des entraîneurs nationaux.

Il faut bien comprendre que l’entraînement dans la mixité est surtout fondé sur le partage des tâches et la dispense des leçons individuelles autant pour les filles que pour les garçons

La concertation sera enfin l’élément principal de cette organisation.

Souhaitons que le travail engagé nous amène au Brésil dans les meilleures dispositions. »

 

Retrouvez l’organigramme de la DTN : Organigramme DTN.pdf

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