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FFE > Les instances internationales

Interview d’Isabelle Lamour, présidente de la FFE sur nos relations internationales

26/03/2015 Imprimer

Photo Isabelle Lamour présidente FFE.jpg

   A quelques jours des championnats du monde cadets-juniors (1er au 9 avril à Tachkent) Isabelle Lamour, présidente de la FFE, nous a accordé une interview sur nos relations internationales.   


Tout d’abord, comment se sont déroulés les championnats d’Europe cadets-juniors à Maribor en Slovénie (24 fevrier-5 mars) ?

A Maribor, la compétition a été très bien organisée, grâce à l’engagement de nos collègues de la fédération slovène. C’était assez enthousiasmant d’accompagner ces 47 jeunes tireurs. Deux d’entre eux vivent d’ailleurs aux Etats-Unis (Maximilien Chastanet et Romain Canonne). C’était aussi l’occasion pour moi de rencontrer des personnalités de la confédération européenne et d’échanger sur des dispositions à mettre en place pour améliorer le développement de l’escrime au plan européen et international.

 

Bourges a été désignée pour accueillir la jeunesse mondiale de l’escrime en 2016 tandis que Limoges organisera les championnats du monde vétérans en 2015. Cela témoigne-t-il du savoir-faire de la FFE et de sa reconnaissance internationale ?

La FFE a soutenu leurs candidatures et elle est très fière de ces obtentions. Cela témoigne en effet de notre savoir-faire en termes d’organisation d’événements en France. Les clubs de Bourges et de Limoges, avec le soutien de leurs ligues respectives, vont montrer la reconnaissance du travail accompli en France. C’est une belle preuve de confiance de la part de la FIE. 

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Les arbitres français aussi obtiennent une reconnaissance de plus en plus importante à l’international. Peut-on dire qu’ils se font une place à l’étranger ?

Bien entendu. Il faut souligner nos deux nouveaux arbitres internationaux, Eric Viseur qui devient arbitre international à l'épée (en plus du fleuret), et Harold Hirt, arbitre international au sabre. Nous avons une vraie stratégie à l’internationale pour essayer de renforcer notre influence dans ce domaine. D’ailleurs, André Piatko (fleuret – épée) est le seul français appartenant au groupe élite à l’épée, qui compte seulement huit membres dans le monde.

 

Des accords bilatéraux ont été passés avec la Corée du Sud, la Hongrie et l’Allemagne. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Avec l’Allemagne, l’accord comprend des échanges dans le cadre de l’arbitrage, des stages de nos équipes ainsi que la formation des arbitres et des maîtres d’armes. Un rapprochement a été entamé l’année dernière et le bilan est très satisfaisant. Cela nous pousse à renforcer nos actions, d’autant plus que l’Allemagne retrouve de belles couleurs après une période au creux de la vague. Concernant la Corée du Sud, cela se traduit essentiellement par des stages pour le sabre. Nos équipes de France se rendront en Corée du Sud dans un premier temps et par la suite, l’équipe de Corée du Sud sera reçue en France. Enfin, un projet futur va être conduit avec la Hongrie sur la mise en place de stages.

 

Pouvez-vous évoquer les autres aspects de nos relations internationales ?

J’ai été invitée à l’assemblée générale de la confédération méditerranéenne d’escrime qui s’est tenue lors des championnats de  Guadalajara en début d’année. La présence de la FFE montre l’importance de l’escrime française dans cette zone qui fait partie de notre histoire commune. Je tiens d’ailleurs  à souligner la qualité de l’organisation.

En octobre prochain, dans le cadre de l’année croisée France-Corée, une action évènementielle  sera mise en place conjointement avec la Fédération Française de Taekwondo. Il s’agit d’une rencontre entre les équipes de France et de Corée du Sud d’escrime et de taekwondo.

Trois derniers points concernant notre politique volontariste en matière de formation me semblent importants. Le diplôme d’Etat s’ouvre à l’international et les stages de perfectionnement d’entraineurs, mis en place par l’IFFE à la Toussaint sont de plus en plus appréciés et sollicités par des maitres d’armes étrangers.

Enfin, notre présence et attractivité au travers de la convention signée avec les établissements scolaires Français à l'étranger (AEFE) et la demande d'affiliation de clubs comme San Francisco ou Doha montrent la place importante de l’escrime française dans le monde.

 

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En conclusion, je tenais à souligner l'impact indéniable des bons résultats sportifs de nos escrimeurs dans les épreuves inscrites au calendrier international, et souhaiter bonne chance aux jeunes qui partent tout prochainement à Tachkent. 


L’Institut de Formation de la FFE (IFFE) s’ouvre aussi à l’international. Qu’en-est-il concrètement ?

Jean-Pierre Philippon, directeur de l’IFFE :

L’IFFE cherche à ouvrir sa formation DEJEPS à l’international, à destination des étrangers. Nous sommes en pleine négociation avec le ministère des sports et de la culture et de la communication pour permettre aux étrangers de passer l’oral en anglais. Nous avons reçu plusieurs demandes dans ce sens, notamment de la part de Brésiliens, de Tunisiens et de Danois. Cela prouve que la qualité de notre formation est reconnue au-delà des frontières. 

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